Femmes francophones

Les femmes francophones constituent 52,7 % de la population francophone de la province de l’Ontario ou 4,8 % de la population totale des femmes de la province. Elles vivent principalement dans l’Est (41,8 %) suivi du Centre (26,9 %), du Nord-Est (24,3 %), du Sud-Ouest (5,7 %) et du Nord-Ouest (1,4 %).

Près du tiers (31,1 %) des femmes francophones de la province est âgé de 29 ans ou moins : 13,5 % ont entre 0 et 14 ans et 17,6 % ont entre 15 et 29 ans. La majorité (53,7 %) a entre 30 et 64 ans.

La proportion de femmes francophones de 65 ans et plus est de 15,1 % comparativement à 13,8 % pour la population francophone totale. Elles constituent 57,4 % de la population francophone âgée de plus de 65 ans ; 62,5 % des 75 ans et plus, 67,3 % des 80 ans et plus et 70,0 % des 85 ans et plus.

La région du Sud-Ouest présente la proportion la plus élevée de femmes francophones de 65 ans et plus, soit 23, 8 %.

L’Est comprend la plus faible proportion des femmes francophones mariées (41,3 %) et la proportion de célibataires la plus élevée (39,8 %).

La proportion de femmes francophones divorcées est plus élevée dans la région du Centre (8,0 %) suivi de près par celles du Sud-Ouest (7,7 %), de l’Est (7,1 %), du Nord-Ouest (6,5 %) et du Nord-Est (6,2 %).

En tout, 82,4 % des veufs francophones sont des femmes. La proportion la plus importante de veuves se trouve dans le Sud-Ouest (14,2 %).

Un nombre de 6 739 ou 2,4 % des femmes francophones de l’Ontario déclarent une identité autochtone. Elles se trouvent principalement dans le Nord-Est (46,9 %), suivi du Centre (21,6 %) et de l’Est (21,2 %).

Des 7,8 % de femmes francophones qui appartiennent à une minorité visible, 38,3 % sont du groupe Noir, suivi des groupes Arabe (16,2 %), Chinois (13,4 %) et Sud-asiatique (10,5).

Toronto regroupe 58,7 % des femmes francophones appartenant à une minorité visible dans la région du Centre comparativement à Ottawa qui comprend 95,7 % des femmes francophones appartenant à une minorité visible dans celle de l’Est.

Les immigrantes francophones constituent 11,5 % de la population des femmes francophones de la province. La plus forte proportion vient d’Europe (42,0 %) suivi de l’Asie (22,7 %) et de l’Afrique (21,6 %).

Dans la région du Centre, la proportion d’immigrantes francophones est de 27,1 %, suivi du Sud-Ouest (10,9 %), de l’Est (8,1 %), du Nord-Ouest (3,7 %) et du Nord-Est (0,6 %).

Les immigrantes francophones sont surtout concentrées dans les grandes villes : 56,7 % des femmes immigrantes francophones dans la région du Centre se trouvent dans la division de Toronto. Dans la région de l’Est, 90,5 % des femmes immigrantes francophones vivent dans la division d’Ottawa.

Dans les régions du Centre et de l’Est, deux tendances distinctes sont observables quant au lieu de naissance des immigrantes francophones ayant obtenu le statut d’immigrante reçue entre 1996 et 2001. Une proportion de 42,2 % d’immigrantes francophones dans le Centre vient d’Europe, 26,9 % sont originaires de l’Asie et 25,3 % de l’Afrique. Dans l’Est, les proportions sont inversées. Les immigrantes francophones sont principalement nées en Afrique (44,3 %), suivi de l’Europe (23,9 %) et de l’Asie (17,4 %).

À l’instar de la population francophone totale, entre 1996 et 2001, les femmes francophones de 5 ans et plus sont majoritaires à ne pas déménager (57,1 %).

Les femmes francophones de 15 ans et plus en Ontario sont 15,7 % à fréquenter l’école comparativement à 14,9 % pour la population francophone totale. De ce pourcentage, elles sont 34,9 % à fréquenter l’école à temps partiel comparativement à 32,4 % pour la population francophone générale.

Les femmes francophones représentent 60,3 % de la population francophone fréquentant l’école à temps partiel.

Le Centre comprend la plus grande proportion de femmes francophones fréquentant l’école (17,1 %), suivi de l’Est (16,8 %), du Nord-Est (13,3 %), du Nord-Ouest (13,3 %) et du Sud-Ouest (11,7 %).

Les régions du Nord-Ouest (45,7 %) et du Centre (39,9 %) comprennent les plus fortes proportions de femmes fréquentant l’école à temps partiel comparativement aux régions du Nord-Est et du Sud-Ouest où l’on trouve les plus fortes proportions de femmes francophones fréquentant l’école à plein temps, soit 72,3 % et 66,1 % respectivement.

L’on trouve les plus importantes proportions de femmes francophones ayant un niveau inférieur à la 9e année, ou un niveau entre la 9e et la 13e année et sans certificat d’études secondaires dans les régions du Nord-Est et du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Les femmes francophones vivant dans les régions du Centre et de l’Est ont les niveaux de scolarité les plus élevés. À Toronto, 45,2 % de femmes francophones ont fait des études universitaires et 39,6 % dans la municipalité régionale de York. Dans l’Est, 32,9 % des femmes francophones vivant dans la division d’Ottawa et 32,7 % dans le comté de Frontenac ont fait des études universitaires.

Le principal domaine d’études des femmes francophones, à l’instar de la population francophone, est le commerce, la gestion et l’administration des affaires. Elles sont 26,1 % à choisir ce domaine d’études comparativement à 21,1 % pour la population francophone totale.

Les autres domaines d’études des femmes francophones sont : l’enseignement, les loisirs et l’orientation (17,5 %), la santé et les technologies connexes (15,5 %), les sciences sociales et les disciplines connexes (12,4 %), les lettres, les sciences humaines et les disciplines connexes (9,8 %). On les trouve moins souvent dans les domaines du génie et des sciences appliquées (1,5 %), des mathématiques, de l’informatique et des sciences physiques (2,6 %) et des techniques et des métiers des sciences appliquées (4,1 %).

Le taux d’activité des femmes francophones est plus important dans le Centre (64,0 %), suivi de l’Est (61,7 %), du Nord-Ouest (60,2 %), du Nord-Est (53,3 %) et du Sud-Ouest (50,9 %).

Les femmes francophones de 15 ans et plus sont surtout actives dans l’industrie des soins de santé et de l’assistance sociale (15,3 %), suivi de l’enseignement (13,1 %), des administrations publiques (12,3 %), du commerce de détail (10,8 %), et de l’hébergement et de la restauration (7,1 %). Les femmes francophones de l’Est se démarquent en raison de leur plus grande concentration dans les administrations publiques (20,6 %).

Les femmes francophones représentent 82,2 % des francophones travaillant dans le domaine des soins de santé et de l’assistance sociale et 70,4 % de ceux qui sont dans l’enseignement.

Le revenu d’emploi moyen des femmes francophones de l’Ontario est de 28 562 $ comparativement à 35 792 $ pour la population francophone. Le revenu total moyen est quant à lui de 25 734 $ comparativement à 32 518 $ au sein de la population francophone.

Les femmes francophones sont concentrées dans les tranches de revenu total de 19 999 $ et moins (51,3 %) comparativement à 41,7 % de la population francophone. Elles représentent 64,3 % des francophones ayant un revenu de 19 999 $ et moins.

Dans l’Est, une plus grande proportion de femmes francophones a un revenu de 40 000 $ et plus (25,1 %), suivi du Centre (24,9 %), du Sud-Ouest (16,5 %), du Nord-Ouest (14,7 %) et du Nord-Est (13,3 %).

Dans les régions présentant des revenus totaux en général moins élevés, ce sont environ 60 % des femmes francophones qui ont un revenu de 19 999 $ et moins : 61,5 % dans la région du Nord-Est, 59,6 % dans le Nord-Ouest et 56,3 % dans le Sud-Ouest.

Source : Linda Cardinal, Nathalie Plante et Anik Sauvé, Les femmes francophones de l’Ontario : un profil statistique, Ottawa, ministère du Procureur général, octobre 2006, 49 p.

Données spécifiques selon les groupes

Voir aussi