Conclusion

J'ai le plaisir de rapporter que, selon mon évaluation, aucune des préoccupations qui m'ont été communiquées dans le cadre de la présente revue, ne constitue le genre de défaut systémique qui existait à l'époque de ma première étude. Il est vrai que de nombreux problèmes ont été soulevés et qu'il existe encore des différences d'opinions importantes entre les divers groupes d'intervenants et l'UES. Mais la surveillance civile est un instrument complexe opérant dans un ensemble encore plus complexe de contextes. Il n'est donc pas étonnant qu'il y ait encore de nombreux sujets de divergence. Je soupçonne que si nous faisions le point sur n'importe quel autre instrument délicat de politique à un moment quelconque, la situation ne serait pas très différente de celle que décrit le présent rapport.

En termes de conflits, il s'agit sans doute de l'un des volets de politique publique dans lesquels l'existence de tensions importantes entre les parties intéressées est courante, si ce n'est naturelle. La surveillance civile se situe à la croisée de forces concurrentielles et, dans certains cas très puissantes, d'une société. Il n'est pas surprenant que des controverses accompagnées de fortes émotions surgissent de temps à autre. Néanmoins, les parties ont fait de grands progrès à tous les égards depuis la mise en œuvre des recommandations de 1998 et grâce à celles-ci. Les parties apprécient mieux les points de vue légitimes des autres et démontrent une confiance impressionnante dans le professionnalisme et l'intégrité de l'UES.

Les recommandations mises en œuvre ont permis de mieux officialiser l'UES dans la société multiraciale que constitue l'Ontario - résultat dont tous les intervenants, y compris l'UES, doivent se féliciter. Je ne vois donc pas le besoin ni l'occasion d'étendre ma participation au-delà de la présentation de ce rapport. Au fur et à mesure que j'avançais dans cette revue, j'en suis venu à considérer ce rapport comme un rapport de vérification pour toutes les parties concernées et pour le ministère du Procureur général. Chacun a maintenant l'occasion d'évaluer de lui-même les progrès accomplis dans ce domaine important du maintien de l'ordre et de décider des prochaines étapes à franchir pour améliorer l'efficacité de l'UES - un objectif commun à toutes les parties.

Enfin, Monsieur le procureur général, au nom de toutes les parties intéressées, je vous remercie pour la décision sage, prise par le gouvernement, de lancer cette revue, reconnaissant l'importance de l'UES et de son amélioration continue. Je tiens aussi à remercier tous les organismes, associations et particuliers qui ont contribué généreusement de leur temps en participant à cette revue et en m'offrant des conseils judicieux.