Nouvelles
Ministère du Procureur général –
Décret
25 avril 2007
Nouvelles
Sur la recommandation de la personne soussignée, le
lieutenant-gouverneur, sur l'avis et avec le consentement du
Conseil exécutif, décrète ce qui suit :
ATTENDU QUE, le 19 avril 2007, le coroner en chef de l'Ontario
a rendu publics les résultats de la vérification de
certaines affaires de décès suspects d'enfants dans le
cadre desquelles le docteur Charles Smith a procédé
à une autopsie ou a été consulté ("la
vérification du coroner en chef"), et qu'il a conclu que
certaines des conclusions de faits n'étaient pas
raisonnablement étayées par les éléments
disponibles;
ATTENDU QUE le ministère du Procureur général
et le Bureau du coroner en chef de l'Ontario collaborent afin de
rechercher les affaires d'homicides et d'actes criminels dans le
cadre desquelles le Dr Smith a procédé à une
autopsie ou fourni une opinion avant 1991, et que le ministre de
la Sécurité communautaire et des Services
correctionnels a demandé que le Bureau du coroner en chef
vérifie ces affaires;
ATTENDU QUE le coroner en chef de l'Ontario a annoncé
qu'il a informé l'Ordre des médecins et chirurgiens de
l'Ontario des questions soulevées par sa
vérification;
ATTENDU QUE les affaires où sont mises en question des
conclusions de faits et des opinions qui ont été
présentées en preuve dans des instances criminelles
donnent en ce moment lieu à la divulgation des conclusions
de la vérification du coroner en chef aux défendeurs
dans les instances criminelles qui les concernent;
ATTENDU QUE le Code criminel du Canada prévoit des
recours en cas d'erreur judiciaire;
ATTENDU QUE les poursuites civiles et criminelles qui sont
survenues à la suite du travail du Dr Smith constituent le
moyen adéquat de trancher ces affaires;
ATTENDU QUE le lieutenant-gouverneur en conseil estime
souhaitable de nommer une personne chargée de cerner les
lacunes systémiques qui peuvent avoir existé
relativement à la surveillance de la médecine
légale pédiatrique en Ontario et de faire des
recommandations à ce propos;
ATTENDU QUE l'enquête n'est régie par aucune loi
spéciale;
EN CONSÉQUENCE, conformément à la Loi sur les
enquêtes publiques :
Constitution de la commission
- Une commission est constituée à compter du 25
avril 2007, nommant commissaire l'honorable Stephen
Goudge.
- La commission mènera l'enquête avec la
célérité voulue et remettra son rapport final et
ses recommandations au procureur général au plus tard
le 25 avril 2008.
- Le sénateur Larry Campbell présidera un
comité d'experts médicaux et scientifiques qui
relève du commissaire et qui est chargé de lui
fournir les renseignements et les conseils qu'il lui
demande.
Mandat
- La commission procédera à un examen et à une
évaluation systémiques et fera rapport sur ce qui
suit :
- les politiques, les méthodes, les pratiques, les
mécanismes de responsabilisation et de surveillance,
les mesures de contrôle de la qualité et les
aspects institutionnels de la médecine légale
pédiatrique en Ontario de 1981 à 2001 en ce qui
concerne son exercice et son rôle dans les
enquêtes et dans les instances criminelles;
- les dispositions législatives et
réglementaires qui portaient sur l'exercice de la
médecine légale pédiatrique en Ontario entre
1981 et 2001 ou qui avaient une incidence sur cet
exercice;
- toute modification postérieure à 2001 des
éléments visés aux alinéas
précédents;
en vue de faire des recommandations visant à
rétablir et à rehausser la confiance du public
envers la médecine légale pédiatrique en
Ontario et son rôle futur dans les enquêtes et dans
les instances criminelles.
- Dans le cadre de son mandat, la commission ne doit pas
faire rapport sur des affaires particulières qui font, ont
fait ou peuvent faire l'objet d'une enquête ou instance
criminelle.
- La commission s'acquittera de ses fonctions sans formuler
de conclusions ou de recommandations quant aux questions de
discipline professionnelle mettant en cause une personne ou
quant à la responsabilité civile ou criminelle de
toute personne ou de tout organisme.
- La commission examine et étudie les dossiers ou les
rapports existants qui se rapportent à son mandat, y
compris les résultats de la vérification du coroner
en chef rendus publics le 19 avril 2007, et d'autres rapports
et dossiers d'ordre médical ou professionnel ou relevant
des sciences sociales. En outre, la commission se fonde, dans
la mesure du possible, sur les rapports sommaires soumis à
l'enquête. La commission peut étudier ces rapports et
ces dossiers plutôt que d'entendre des témoins.
- La commission s'appuie, dans la mesure du possible, sur des
personnes représentatives qui témoignent au nom
d'institutions.
- La commission veillera à remettre son rapport au
procureur général sous une forme appropriée,
conformément à la Loi sur l'accès à
l'information et la protection de la vie privée et aux
autres lois applicables, et en nombre d'exemplaires suffisant
pour sa diffusion publique et devra en assurer la traduction et
l'impression. En outre, elle fera en sorte qu'il soit
disponible en même temps en version française et
anglaise et sur support électronique et papier. Le
procureur général mettra le rapport à la
disposition du public.
- La partie III de la Loi sur les enquêtes publiques
s'applique à l'enquête et le commissaire pourra
invoquer les pouvoirs prévus par cette partie, dans la
mesure nécessaire à l'exécution de son
mandat.
Ressources
- Dans le cadre d'un budget approuvé, la commission peut
retenir les services des avocats, du personnel ou des experts
qu'elle juge nécessaires à l'exercice de ses
fonctions selon une rémunération raisonnable
approuvée par le ministère du Procureur
général. Ceux-ci pourront se faire rembourser les
frais raisonnables engagés dans l'exercice de leurs
fonctions, conformément aux directives et aux lignes
directrices du Conseil de gestion du gouvernement.
- La commission se dotera d'un site Web et utilisera d'autres
technologies pour promouvoir l'accessibilité et la
transparence.
- À moins que, à son avis, cela ne soit pas
possible, la commission suivra les directives et les lignes
directrices du Conseil de gestion du gouvernement ainsi que les
autres politiques applicables du gouvernement dans le cadre de
l'obtention des autres biens et services qu'elle estime
nécessaires à l'exercice de ses fonctions.
- La commission peut faire des recommandations au procureur
général en ce qui concerne le financement de la
participation à ses travaux des parties qui se sont vues
accorder le droit de comparaître parce qu'elles ont des
renseignements se rapportant aux questions systémiques qui
ne seraient pas disponibles autrement, si elle est d'avis que,
à défaut, ces parties ne seraient pas par ailleurs en
mesure de participer à l'enquête. Ces recommandations
devront être conformes aux directives et aux lignes
directrices du Conseil de gestion du gouvernement.
- Sous réserve de tout privilège ou de toute autre
restriction légale, tous les ministères ainsi que
tous les organismes, conseils et commissions du gouvernement de
l'Ontario prêteront sans réserve leur concours à
la commission de façon que celle-ci puisse s'acquitter de
ses fonctions et ils respecteront l'indépendance de
l'examen.
- Si, dans le cours de son enquête, la commission
reçoit, notamment par écrit, des renseignements des
victimes ou des familles, elle peut autoriser la prestation de
services de counselling.
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