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Le Bureau de l’évaluation de la capacité donne aux praticiens de la santé admissibles la formation voulue pour devenir des évaluateurs de la capacité conformément à la Loi de 1992 sur la prise de décisions au nom d’autrui. Il est également chargé des responsabilités suivantes :
Le Bureau de l’évaluation de la capacité relève du ministère du Procureur général.
L’évaluateur de la capacité est une personne désignée par les règlements comme ayant les qualités requises pour déterminer si une personne est incapable de prendre certaines décisions ainsi que l’énonce la Loi de 1992 sur la prise de décisions au nom d’autrui. Dans certaines circonstances, la Loi de 1992 sur la prise de décisions au nom d’autrui donne aux évaluateurs de la capacité l’autorité exclusive de déterminer la capacité.
Les membres des professions de la santé suivantes peuvent devenir évaluateurs de la capacité :
Les candidats doivent réussir un programme de formation fourni par le ministère du Procureur général, souscrire une assurance-responsabilité professionnelle d’au moins 1 000 000 $ et être membre en règle de leur ordre professionnel. Pour conserver leur désignation, les évaluateurs de la capacité doivent effectuer chaque année au moins cinq évaluations en deux ans et participer avec succès à des activités de formation professionnelle continue.
Si une personne n’a pas donné de procuration et qu’elle devient incapable de prendre des décisions de nature personnelle ou financière, une autre personne pourrait se voir attribuer l’autorité de prendre des décisions en son nom. Cette autorité s’appelle la tutelle.
Avant de donner à quiconque une telle autorité, il faut déterminer si la personne est, en fait, mentalement incapable. Dans certaines circonstances énoncées dans la Loi de 1992 sur la prise de décisions au nom d’autrui, les évaluateurs de la capacité désignés sont les seuls praticiens autorisés par la loi à procéder à cette évaluation. Par exemple, des tuteurs aux biens peuvent être nommés pour gérer les affaires financières d’une personne incapable sans audience du tribunal seulement si cette dernière a été évaluée par une évaluatrice ou un évaluateur de la capacité qui a conclu qu’elle était incapable. *
On peut également obtenir l’avis des évaluateurs de la capacité lorsqu’une personne a donné une procuration dans laquelle elle a précisé que son incapacité doit être formellement établie avant que la procuration puisse être utilisée. Si la personne ne précise pas la façon dont l’incapacité doit être établie, il faut obtenir l’avis d’une évaluatrice ou d’un évaluateur de la capacité.
Pour une évaluation de la capacité mentale à des fins autres que celles précisées dans la Loi de 1992 sur la prise de décisions au nom d’autrui, il n’est pas nécessaire de faire appel à un évaluateur de la capacité désigné. Dans les situations non prévues par la Loi, un autre professionnel pourrait être en mesure de fournir l’opinion sur la capacité recherchée. En outre, cette option pourrait s’avérer moins perturbatrice et moins coûteuse.
Les brochures ou liens suivants qui figurent sur le site Web du Tuteur et curateur public vous aideront à comprendre la législation et les options offertes par la loi pour protéger les adultes vulnérables.
http://www.attorneygeneral.jus.gov.on.ca/french/family/pgt/
Les lignes directrices en matière d’évaluations de la capacité sont disponibles à l’adresse :
http://www.attorneygeneral.jus.gov.on.ca/french/family/pgt/capacity.asp
*Il existe une exception concernant les patients hospitalisés dans les établissements psychiatriques qui doivent, en conformité avec la Loi sur la santé mentale, être examinés par leur médecin traitant pour évaluer leur capacité de gérer leurs affaires financières. Dans de tels cas, il n’est pas nécessaire que les médecins traitants soient des évaluateurs de la capacité désignés.
Certains types d’évaluation ne sont pas confiés à des évaluateurs de la capacité parce que la loi prévoit un autre processus d’évaluation. Par exemple, la Loi de 1996 sur le consentement aux soins de santé prévoit que si un traitement médical est proposé pour une personne, il appartient aux praticiens de la santé proposant ce traitement de décider si la personne est capable de donner ou de refuser son consentement concernant le traitement. La même loi exige que l’évaluation de la capacité d’une personne de prendre une décision concernant son admission à un établissement de soins de longue durée ne peut être faite que par des appréciateurs, c’est-à-dire les membres de certaines catégories de professions de la santé.
Avant de demander une évaluation, que ce soit à des évaluateurs de la capacité ou à d’autres professionnels, il importe de préciser l’objet de l’évaluation de la capacité et de s’assurer qu’une telle évaluation est vraiment nécessaire dans les circonstances. Il faut vérifier si le type d’évaluation proposé ne peut être effectué que par des évaluateurs de la capacité ou s’il y a d’autres possibilités. Si vous avez des doutes à ce sujet, le Bureau de l’évaluation de la capacité pourra vous aider.
La loi définit l’incapacité mentale comme l’impossibilité pour une personne de comprendre les renseignements pertinents à une décision ou d’évaluer les conséquences de sa décision.
Toutes les évaluations sont effectuées en fonction de protocoles généraux, même si le processus peut varier quelque peu selon la catégorie de décisions (finances, soins de santé, logement, etc.) pour laquelle on évalue les capacités et le niveau de fonctionnement cognitif de la personne évaluée.
Les évaluateurs tentent de déterminer si la personne a une compréhension factuelle assez exacte des questions. Par exemple, si l’évaluation porte sur la capacité de gérer les affaires financières, les évaluateurs déterminent si la personne peut définir assez exactement ses revenus, ses avoirs, ses dettes et ses autres activités financières. Ils aident également la personne en lui fournissant les données pertinentes et ils évaluent dans quelle mesure la personne peut absorber, interpréter et utiliser cette information. Les réponses de la personne sont évaluées afin de déterminer si elle démontre une compréhension de l’information discutée.
Les choix que fait la personne (ou ceux qu’elle néglige de faire) sont également discutés pour évaluer si la personne a conscience des conséquences de ses choix et si elle peut en expliquer les fondements. Les évaluateurs ne concluent pas que la personne est incapable seulement parce que ses choix sont très inusités ou qu’ils semblent aller à l’encontre de ses intérêts ou de son bien-être. De la même façon, la capacité d’une personne d’apprécier les conséquences de ses choix est évaluée dans le contexte de son mode de vie, de ses valeurs et de ses convictions. La seule question pertinente est le niveau de fonctionnement cognitif et la capacité de raisonner et de traiter l’information, et non le bien-fondé des choix effectués. Autrement dit, toute personne capable a le droit de faire des choix qui peuvent être considérés comme des « mauvais » choix.
Non. Les évaluateurs de la capacité sont des travailleurs indépendants et non des employés du gouvernement. La plupart des évaluateurs exercent dans leur cabinet privé ou sont employés par un service de santé.
Oui, certains évaluateurs de la capacité ont des domaines de compétence particuliers. Tous les évaluateurs de la capacité ont suivi une formation et ont des compétences dans la conduite des évaluations, mais certains ont des compétences et une expérience particulières pour travailler auprès des personnes qui ont certains types de handicaps, comme la démence, les troubles mentaux ou les lésions cérébrales.
Les évaluateurs de la capacité établissent leurs propres tarifs horaires. Les tarifs tendent à varier selon le groupe professionnel auquel ils appartiennent. Les tarifs vont de 70 $ à 160 $ l’heure, bien que certains évaluateurs demandent des tarifs plus élevés en raison de leur expertise dans un domaine spécialisé.
Le coût total d’une évaluation est en fonction d’un certain nombre de facteurs additionnels, notamment :
Dans la plupart des cas, c’est la personne qui demande l’évaluation qui doit payer. Par exemple, si un membre de la famille, une amie ou un ami, une intervenante ou un intervenant demande l’évaluation, il lui appartient de payer l’évaluatrice ou l’évaluateur directement. Si une tutrice ou un tuteur aux biens est alors nommé, il peut rembourser les frais de l’évaluation à partir des fonds de la personne incapable, si les fonds sont suffisants.
Il existe un régime d’aide financière pour couvrir le coût de l’évaluation dans les cas où la personne (mais non l’établissement ou l’organisme) demandant l’évaluation n’a pas les moyens d’en assumer les frais. Les demandes d’aide financière peuvent être obtenues en appelant le Bureau de l’évaluation de la capacité.
Cette aide est offerte dans les conditions suivantes :
Le Bureau de l’évaluation de la capacité avisera le requérant si l’aide a été approuvée ou refusée.
Non, il est important que vous choisissiez l’évaluatrice ou l’évaluateur de la capacité qui, selon vous, est le plus apte à répondre à votre demande et que vous puissiez discuter avec ce dernier des détails pertinents. Le Bureau de l’évaluation de la capacité vous fournira une liste des évaluateurs qui précise le secteur géographique desservi et leur domaine de compétence. Si l’aide financière est approuvée, l’évaluateur de la capacité doit présenter une estimation des coûts pour approbation avant de procéder à l’évaluation.
Les facteurs à prendre en considération sont les suivants :
Les Francophones ont le droit d’être évalués en français. Communiquez avec le Bureau de l’évaluation de la capacité pour qu’il vous aide à trouver des évaluateurs parlant la langue que vous demandez. Dans certaines circonstances, le programme d’aide financière prend en charge les frais de traduction ou d’interprétation, et une subvention partielle peut être offerte dans les cas où l’évaluatrice ou l’évaluateur (qui répond aux besoins cliniques ou linguistiques particuliers) doit se déplacer pendant plus de deux heures.
Tous les évaluateurs sont membres de groupes professionnels et sont autorisés à exercer par l’ordre réglementant leur profession. Les ordres professionnels établissent des normes de conduite et de compétence. Ils ont l’autorité pour traiter des plaintes concernant la conduite ou la qualité du travail des évaluateurs de la capacité et à prendre des mesures disciplinaires, s’il y a lieu.
Le Bureau de l’évaluation de la capacité est responsable de fournir des programmes de formation initiale et continue et de guider les évaluateurs. Il tient le registre des évaluateurs de la capacité désignés et répond aux demandes de renseignements du public. Les évaluateurs peuvent également faire appel au Bureau de l’évaluation de la capacité pour recevoir de l’aide et des conseils cliniques d’experts lorsqu’ils traitent de cas particulièrement difficiles.
Oui. On ne peut évaluer la capacité d’une personne qui refuse une telle évaluation, à moins d’avoir obtenu une ordonnance du tribunal. Il peut être nécessaire d’obtenir une ordonnance du tribunal pour passer outre au refus d’une personne.
Si l’évaluation de la capacité a entraîné la nomination d’une tutrice ou d’un tuteur aux biens mais qu’il n’y a pas d’ordonnance du tribunal, la personne évaluée peut demander à la Commission du consentement et de la capacité de réviser la constatation. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le processus de révision, veuillez vous adresser à la Commission du consentement et de la capacité, au 1 800 461-2036, ou visiter le site Web de la Commission au http://www.ccboard.on.ca.
Si l’évaluation est utilisée dans le cadre d’une instance, la personne évaluée peut faire connaître son désaccord durant l’instance.
Pour interjeter appel d’une ordonnance du tribunal, il est recommandé d’obtenir les conseils d’un avocat.
Il suffit de communiquer avec le Bureau de l’évaluation de la capacité, au (416) 327-6766 ou (416) 327-6424, ATS : (416) 314-2687 ou pour la ligne sans frais, au 1-866-521-1033. Vous pouvez également envoyer votre demande par télécopieur, au (416) 327-6724, ou par la poste à l’adresse :
Bureau de l’évaluation de la capacité
Bureau 800
595, rue Bay
Toronto (Ontario) M5G 2M6

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