I. OBJET
Aux termes de la Règle 24.1 des Règles de
procédure civile, les plaintes concernant des
médiateurs doivent être adressées au comité
local de la médiation (CLM) qui a la responsabilité d'y
donner suite. Les CLM doivent utiliser les lignes directrices
suivantes pour veiller à ce que les plaintes soient
traitées de façon équitable et cohérente.
II. APPLICATION
Dans le cadre du Programme de médiation obligatoire
(PMO), la Règle 24.1 des Règles de procédure
civile donne aux parties à une médiation et à
leurs avocats, le cas échéant, le droit de déposer
une plainte à propos de la conduite d'un médiateur
inscrit sur la liste de médiateurs du Programme.
III. ADMINISTRATION
- Le président du comité local de la
médiation peut nommer un sous-comité des plaintes
chargé de donner suite aux plaintes conformément
à la présente procédure. Si un tel
sous-comité a été créé, toutes les
responsabilités qui incombent au président ou à
la présidente du CLM aux termes de cette procédure
doivent être considérées comme faisant partie
des responsabilités du sous-comité des plaintes.
- Toutes les plaintes doivent être
présentées par écrit au coordonnateur local de
la médiation.
- Au nom du président du CLM, le
coordonnateur local de la médiation conserve un registre
de toutes les plaintes reçues ainsi que les dossiers
relatifs à chaque plainte, pendant deux ans suivant la
résolution ou la conclusion de la plainte.
- Le président du CLM peut prolonger les
délais définis dans ces procédures s'il le juge
opportun.
IV. DÉPÔT D'UNE PLAINTE
- À tout moment durant la médiation et
dans les 60 jours suivant le dernier jour d'une médiation,
une partie peut déposer une plainte écrite
auprès du coordonnateur des services locaux de
médiation concernant la conduite du médiateur.
- Dans les 15 jours suivant la réception de
la plainte, le coordonnateur des services locaux de
médiation en avise par écrit le médiateur et le
président du CLM en précisant la nature de la
plainte.
- Le médiateur doit répondre par
écrit à la plainte dans les 15 jours qui
suivent.
- Le coordonnateur local de la médiation
et/ou le président essaient de trouver une solution à
l'amiable à la plainte et prendront sans délai les
mesures appropriées.
V. ENQUÊTE SUR LES PLAINTES
- Le président du CLM peut ordonner au
coordonnateur des services locaux de médiation ou à
toute autre personne de mener une enquête sur une
plainte.
- L'enquêteur examine les documents
disponibles. Il peut demander des renseignements au plaignant,
au médiateur et à toute autre personne
appropriée, mais n'a pas le pouvoir d'exiger la production
de ces renseignements. L'enquêteur peut inviter le
plaignant et le médiateur à fournir des
renseignements par téléphone, par écrit ou dans
le cadre d'une réunion informelle.
- Après l'enquête, l'enquêteur
soumet sa recommandation au président du CLM. Sur la base
de cette recommandation, le président du CLM décide
s'il convient ou non de poursuivre l'affaire. Le président
du CLM avisera le plaignant et le médiateur de sa
décision, par écrit.
VI. EXAMEN PAR LE COMITÉ D'EXAMEN DES PLAINTES
- Si le président du CLM décide qu'il
convient de poursuivre l'affaire, il nomme un comité
d'examen des plaintes, composé de trois membres du CLM,
chargé d'examiner la plainte.
- Le comité d'examen des plaintes passe en
revue les résultats de l'enquête et peut accorder au
plaignant et au médiateur la possibilité de
présenter des renseignements additionnels au sujet de la
plainte. Le comité d'examen des plaintes peut effectuer
son examen de la manière qu'il estime convenable.
- Après son examen, le comité peut
prendre une ou plusieurs des décisions suivantes :
- ne pas poursuivre l'affaire, si la plainte n'est pas
fondée ou si elle a été convenablement
réglée;
- fournir des conseils au médiateur verbalement ou
par écrit;
- réprimander le médiateur verbalement ou par
écrit;
- radier le médiateur de la liste.
- Le comité d'examen des plaintes informe le
plaignant et le médiateur de sa décision, en leur
remettant ses motifs par écrit.