La Loi sur les victimes d'actes criminels - charte de 1995
des droits des victimes d'actes criminelsa été
promulguée le 11 juin 1996. La Loi soutient et
reconnaît les besoins et droits des victimes d'actes
criminels dans les systèmes de justice criminelle et civile.
Voici certaines des caractéristiques du projet de loi :
Établir un ensemble de principes
légiférés pour soutenir les victimes tout au long
de la procédure judiciaire.
Ces principes précisent comment les victimes devraient
être traitées par les responsables du système de
justice à différentes étapes de la procédure
judiciaire pénale. L'énoncé de principe
prévoit que les victimes doivent :
- être traitées avec courtoisie et compassion, dans
le respect de leur dignité et de leur vie
privée;
- avoir accès à l'information concernant les
services et les recours mis à leur disposition;
- avoir accès à l'information sur les progrès
réalisés dans les enquêtes et les poursuites
pénales ainsi que sur les condamnations et les
libérations conditionnelles de contrevenants;
- avoir l'occasion d'être interviewées par des
agents de police et des fonctionnaires du même sexe que
celui de la victime, quand la victime a subi une agression
sexuelle;
- avoir le droit d'obtenir, dans les plus brefs délais,
le retour de leurs biens par le personnel du système
judiciaire, dans les cas où l'on n'aurait plus besoin de
ces biens pour les fins du système judiciaire
(c.-à-d. pour mener une enquête, entamer un
procès ou interjeter un appel); et
- avoir accès à l'information concernant la mise en
liberté sous condition des contrevenants, y compris la
libération conditionnelle, l'absence temporaire ou
l'évasion d'un lieu de détention.
- avoir accès à l'information concernant les
arrangements relatifs au plaidoyer et les conférences
préparatoires et leur rôle dans la poursuite.
Faciliter la tâche aux victimes pour qu'elles
poursuivent leurs agresseurs pour dommages-intérêts
dans des actions civiles
Le projet de loi prévoit qu'un individu condamné
d'un crime prescrit par un règlement est passible de
dommages-intérêts que pourra toucher la victime en
compensation de la détresse affective et des lésions
corporelles provoquées par la détresse. Le projet de
loi prévoit clairement qu'une victime d'agression familiale,
d'agression sexuelle ou de tentative d'agression sexuelle est
présumée avoir subi une détresse affective. Sous
réserve de la discrétion du juge, les victimes d'actes
criminels pourront bénéficier des mesures suivantes
:
- On ne devrait pas tenir compte de la sentence d'un
contrevenant en adjugeant des dommages-intérêts
compensatoires.
- Les victimes ayant gain de cause dans leurs poursuites
seront censées avoir droit au remboursement, par
l'agresseur, de la plupart de leurs frais juridiques.
- Les victimes auront droit à des intérêts sur
les montants adjugés, depuis la date de l'acte criminel
jusqu'à la date du procès.
- Les victimes qui résident à l'extérieur de
l'Ontario et qui intentent un procès ne seront pas
normalement tenues de verser un cautionnement au début des
procédures.
L'existence du Fonds du système judiciaire pour l'aide
des victimes confirmée officiellement dans la Charte de 1995
des droits des victimes d'actes criminels
L'existence du Fonds du système judiciaire pour l'aide
des victimes a été confirmée officiellement dans
la Charte des droits des victimes d'actes criminels pour
que les fonds perçus grâce à la suramende
compensatoire soient uniquement réservées pour fournir
des services aux victimes.
Les sommes du fonds sont recueillies grâce à la
suramende compensatoire provinciale, qui a été
appliquée à toutes les amendes prévues par la
Loi sur les infractions provinciales (à l'exception
des contraventions de stationnement) depuis le 1er janvier 1995.
Le fonds reçoit également les revenus de la suramende
compensatoire fédérale. La suramende est calculée
selon un barème progressif, en fonction du montant de
l'amende.