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Loi de 2005 modifiant des lois en ce qui concerne la sécurité publique relative aux chiens Faits saillants
- Le 26 octobre 2004, le gouvernement de l'Ontario a
déposé le projet de loi 132 pour modifier la
Loi sur la responsabilité des
propriétaires de chiens (LRPC) et apporter des
modifications connexes à la
Loi sur les animaux destinés à la recherche.
- Le 1 er mars 2005, l'Assemblée
législative a adopté le projet de loi 132, soit la
Loi de 2005 modifiant des lois en ce qui concerne la
sécurité publique relative aux chiens. Cette loi
a reçu la sanction royale le 9 mars 2005.
- Cette nouvelle loi interdit les pit-bulls en Ontario,
impose des restrictions relatives aux pit-bulls existants et
impose des sanctions plus sévères aux
propriétaires de tout chien présentant un danger pour
le public.
- L'interdiction visant les pit-bulls entrée en vigueur
le 29 août 2005.
- Tous les propriétaires de chiens doivent respecter les
exigences actuelles de la LRPC et autres dispositions
législatives pertinentes.
- Les propriétaires de pit-bulls peuvent garder leurs
chiens existants tant qu'ils se soumettent à certaines
exigences.
- Lorsque l'interdiction visant les pit-bulls entrera en
vigueur, les propriétaires de pit-bulls pourront les
garder à condition de respecter certaines exigences.
- Les modifications récemment apportées à la
LRPC prévoient aussi des sanctions plus sévères
à l'encontre des propriétaires de tous les chiens, de
n'importe quelle race ou type, dont le comportement constitue
une menace.
- Les règlements d'application de la LRPC, telle que
modifiée, sont entrés en vigueur le 29 août
2005. Ces règlements établissent en détail les
contrôles visant les pit-bulls. On trouvera ces documents
à http://www.e-laws.gov.on.ca.
- Les renseignements qui suivent visent à faciliter la
compréhension de la loi et ne constituent pas un avis
juridique.
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Période de transition
- La nouvelle loi a reçu la sanction royale le 9 mars
2005. Toutefois, la date d'entrée en vigueur du 29
août 2005 a été établie pour donner aux
municipalités le temps nécessaire pour veiller à
ce que la loi soit exécutée efficacement.
- Cette période de transition a permis aux
propriétaires de pit-bulls de se familiariser avec les
dispositions actuelles et nouvelles de la LRPC qui s'appliquent
à TOUS les chiens.
- Les propriétaires actuels de pit-bulls ont jusqu'au 28
octobre 2005 pour se conformer aux nouvelles exigences en
faisant castrer ou stériliser leurs chiens, et en les
maintenant en laisse et muselés en public (voir ci-dessous
: Pit-bulls réglementés ).
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Pit-bulls
- Les modifications de la LRPC interdisent à quiconque
d'être propriétaire, d'élever aux fins de
reproduction, de transférer, d'importer, d'abandonner,
d'entraîner au combat ou de laisser errer un
pit-bull.
- Certaines exceptions à l'interdiction de
posséder, transférer et importer s'appliquent dans le
cas de pit-bulls « réglementés » (voir la
rubrique ci-dessous).
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Pit-bulls réglementés
- Les personnes qui sont déjà propriétaires de
pit-bulls pourront les garder à condition de respecter les
exigences stipulées dans les modifications à la loi
et dans les règlements.
- Les pit-bulls gardés légalement après
l'entrée en vigueur de l'interdiction seront
désignés par l'expression pit-bulls «
réglementés ».
- Pour être admissible à la désignation de
« pit-bull réglementé », le pit-bull doit,
selon le cas :
- appartenir à un résident de l'Ontario le 29
août 2005;
- être né en Ontario au plus tard 90 jours
après le 29 août 2005.
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Responsabilités des propriétaires de pit-bulls réglementés
- Les propriétaires de pit-bulls doivent veiller au
respect des modifications et règlements applicables à
leurs pit-bulls.
- Le texte complet des règlements est disponible sur le
site Web Lois-en-ligne. Le texte
ci-dessous résume certaines des principales dispositions
de ces règlements à titre purement informatif.
- D'ici au 28 octobre 2005, les propriétaires de
pit-bulls devront maintenir leurs pit-bulls en laisse et les
garder muselés en public, ainsi que les faire castrer ou
stériliser.
- Les règlements exigent que les pit-bulls
réglementés soient maintenus en laisse et
muselés à moins qu'ils ne soient dans l'enceinte
fermée de la propriété qu'occupe leur
propriétaire ou dans la propriété
clôturée qu'occupe une personne qui consent à ce
que le pit-bull ne soit pas maintenu en laisse ni
muselé.
- Il est exigé, entre autres, que la longueur de la
laisse ne dépasse pas 1,8 mètre.
- La muselière ne doit pas faire souffrir le pit-bull
mais doit être suffisamment robuste et bien ajustée
pour l'empêcher de mordre, sans toutefois gêner sa
respiration ou sa vision ni l'empêcher de haleter ou de
boire.
- Tous les pit-bulls doivent être stérilisés
d'ici au 28 octobre 2005.
- Si cette obligation a pour effet d'exiger la
stérilisation d'un pit-bull avant qu'il n'atteigne
l'âge de 36 semaines, le propriétaire peut attendre
qu'il atteigne cet âge avant de le faire
stériliser.
- Les règlements prévoient un nombre limité
d'exemptions à l'obligation de stérilisation si, de
l'avis écrit d'un vétérinaire, un pit-bull n'est
physiquement pas capable de subir une anesthésie en raison
de son âge ou d'une infirmité. Consulter les
règlements pour plus de détail à ce sujet.
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Instances en vertu de la Loi sur la responsabilité des propriétaires de chiens (LRPC)
- Cette section décrit les instances dans le cadre de la
LRPC avant l'entrée en vigueur, le 29 août 2005, de
la loi portant modification.
- La nouvelle loi apporte quelques modifications à la
section « Instances — Partie IX de la
Loi sur les infractions
provinciales ». Ces modifications sont
examinées ci-après.
-
Instances civiles
- Si un chien vous mord, vous pouvez introduire une
instance civile en dommages-intérêts contre son
propriétaire.
- La loi stipule que le propriétaire du chien est
responsable des dommages causés par la morsure ou
l'attaque du chien et que sa responsabilité n'est pas
subordonnée à sa connaissance du caractère
du chien, à sa faute ou à sa
négligence.
-
Instances introduites en vertu de la partie
IX de la Loi sur les infractions
provinciales (Ordonnances ou instances en vertu de la
Partie IX)
- Aux termes de la LRPC, quiconque peut introduire une
instance en justice en vertu de la
Partie IX de la
Loi sur les infractions provinciales (LIP).
- Dans ces instances, le poursuivant peut demander au
tribunal de rendre une ordonnance concernant un chien.
- Ce genre d'ordonnance peut prescrire que le chien soit
mis à mort ou exiger que le propriétaire prenne
certaines mesures, comme de maintenir en laisse ou de
museler son chien.
-
Instances introduites en vertu de la partie
III de la Loi sur les infractions
provinciales (Infractions)
- Les violations de diverses lois de l'Ontario, y compris
la LRPC, constituent une infraction provinciale aux termes
de la Loi sur les infractions
provinciales.
- Une fois le chef d'accusation déposé, un
procureur de la Couronne présente l'affaire en
cour.
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Instances en vertu de la partie IX et pit-bulls
- Dans le cadre d'une instance en vertu de la partie IX, une
personne peut demander qu'une ordonnance du tribunal soit
rendue concernant un chien (voir ci-dessus : Instances en vertu de la Loi sur la responsabilité des propriétaires de chiens (LRPC) ).
- Dans le cadre d'une instance en vertu de la partie IX,
lorsqu'un tribunal est convaincu qu'un pit-bull a mordu,
attaqué ou a constitué une menace, il doit rendre une
ordonnance de mise à mort du chien.
- Dans le cadre d'une instance en vertu de la partie IX,
lorsque le propriétaire d'un pit-bull a contrevenu à
une disposition de la LRPC ou de ses règlements ou à
une ordonnance du tribunal concernant celui-ci, le tribunal
doit rendre une ordonnance de mise à mort du chien.
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Interdiction visant les pit-bulls Exceptions visant les expositions canines et les tournois de flyball
- Les règlements prévoient un nombre limité
d'exceptions à certaines exigences de l'interdiction
visant les pit-bulls pour permettre leur participation à
des expositions canines et des tournois de flyball.
- Les règlements donnent une définition de
« exposition canine » et
« tournoi de flyball » Voir Lois-en-ligne
pour plus de détails à ce sujet.
- Les expositions canines doivent être
entérinées, par écrit, par au moins l'une des
associations suivantes : le Club canin canadien, la United
Kennel Club, l'American Kennel Club ou l'American Dog Breeders
Association.
- Les tournois de flyball doivent entérinés, par
écrit, par la North American Flyball Association.
- Les exceptions sont différentes selon qu'il s'agit
d'un pit-bull réglementé en Ontario ou d'un pit-bull
dont le propriétaire ne réside pas en Ontario.
- Les règlements prescrivent les détails de ces
quelques exceptions.
- Aucune de ces exceptions n'autorise la reproduction des
pit-bulls, quelque soit les circonstances.
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L'importation de pit-bulls
- Il est illégal de faire venir des pit-bulls en Ontario, même pour une courte visite.
- Aucune exception ne peut être faite pour :
- Les touristes
- Les personnes qui emménagent en Ontario
- Le personnel militaire muté à des postes en Ontario.
- La loi autorise certains pit-bulls en Ontario pour des expositions canines reconnues dans des circonstances limitées (voir ci-dessus : Interdiction visant les pit-bulls — Exceptions visant les expositions canines et les tournois de flyball).
- Si vous quittez l’Ontario avec un pit-bull réglementé (un pit-bull légalement gardé après l’imposition de l’interdiction), vous pouvez retourner avec ce même pit-bull dans les trois mois qui suivent la date de votre départ. Toutefois, après une période de trois mois, ce même pit-bull ne sera plus autorisé en Ontario.
- Si, le 29 août 2005, vous étiez un résident légal de l’Ontario qui possédait un pit-bull mais que vous n’étiez pas ce jour-là en Ontario, vous auriez eu la possibilité de faire revenir votre pit-bull en Ontario dans les trois mois qui suivent la date du 29 août 2005. Après cette période de trois mois, ce même pit-bull n’aurait pas été autorisé de retourner en Ontario.
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Acquisition de pit-bulls réglementés
- Les pit-bulls gardés en vie légalement après
l'entrée en vigueur de l'interdiction seront
désignés par l'expression « pit-bulls
réglementés ».
- Une personne qui n'était pas propriétaire d'un
pit-bull le 29 août 2005 pourra faire l'acquisition d'un
seul pit-bull réglementé.
- Une personne déjà propriétaire d'un ou de
plusieurs pit-bulls le 29 août 2005 pourra faire
l'acquisition d'autres pit-bulls réglementés à
condition que, par suite de l'acquisition, elle ne devienne pas
propriétaire d'un plus grand nombre de pit-bulls qu'elle
n'avait ce jour-là.
- Les fourrières et les sociétés de protection
des animaux pourront placer en adoption un pit-bull
réglementé à condition que le transfert de ce
pit-bull à un nouveau propriétaire n'entraîne
pas une violation des restrictions concernant l'acquisition de
ces chiens.
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Tous les chiens dangereux
- Les modifications apportées à la LRPC par la
Loi de 2005 modifiant des lois en ce qui
concerne la sécurité publique relative aux
chiens sont entrées en vigueur le 29 août
2005.
- Dans le cas d'instances instruites après le 29
août 2005 mais portant sur des incidents s'étant
produits avant cette date, la loi applicable sera celle qui
était en vigueur avant le 29 août 2005.
- Élargissement des instances en vertu
de la partie IX : il est maintenant possible
d'introduire des instances en vertu de la Partie IX s'il est
allégué que, selon le cas :
-
- un chien a mordu ou attaqué;
- le chien s'est comporté d'une manière qui
constitue une menace pour la sécurité des
personnes ou des animaux domestiques;
- le propriétaire n'a pas pris de précautions
raisonnables pour empêcher le chien de mordre ou
d'attaquer, ou de se comporter d'une manière qui
constitue une menace pour la sécurité des
personnes ou des animaux domestiques;
- il y a eu contravention à une ordonnance
existante.
- Ordonnances en vertu de la partie IX
: Dans les instances judiciaires introduites en vertu de
la partie IX après le 29 août 2005, aux termes de la
loi actuelle et des modifications, si un tribunal
détermine qu'un chien a mordu ou attaqué une personne
ou un animal domestique ou s'est comporté d'une
manière qui constitue une menace pour la
sécurité des personnes ou des animaux domestiques, et
si le tribunal est convaincu qu'une telle mesure est
nécessaire pour la protection du public, il peut, selon le
cas, rendre une ordonnance :
-
- exigeant que le chien soit mis à mort;
- exigeant que le propriétaire prenne certaines
mesures;
- interdisant au propriétaire du chien de
posséder un autre chien pendant une période
précisée.
- Mesures de contrôle : La loi
actuelle et les modifications donnent quelques exemples du
genre de mesures que les tribunaux peuvent imposer par
ordonnances en vertu de la partie IX dans les instances
introduites après le 29 août 2005.
En voici des exemples :
-
- confiner le chien à la propriété de son
propriétaire;
- maintenir le chien en laisse, le museler, ou les
deux;
- afficher des avis de mise en garde.
- Stérilisation obligatoire :
Tout chien visé par une ordonnance en vertu de la partie
IX (autre qu'une ordonnance de mise à mort) doit être
castré ou stérilisé dans les 30 jours du
prononcé de l'ordonnance ou, si le tribunal fixe un
délai différent, dans ce délai.
- Élargissement des instances en vertu
de la partie IX : Toute contravention à
n'importe quelle disposition de la LRPC
ou de ses règlements ou à une ordonnance du tribunal
rendue en vertu de la LRPC ou de ses règlements constitue
une infraction. Voici des exemples précis d'infractions
:
-
- ne pas prendre de précautions raisonnables pour
empêcher le chien de mordre ou d'attaquer une personne
ou un animal domestique;
- ne pas prendre de précautions raisonnables pour
empêcher le chien de se comporter d'une manière
qui constitue une menace pour la sécurité des
personnes ou des animaux domestiques.
- Sanctions en cas d'infraction : Une
infraction à la LRPC peut entraîner l'une ou
plusieurs des sanctions suivantes :
-
- amende de 10 000 $ (60 000 $ dans le cas d'une personne
morale);
- emprisonnement maximal de six mois;
- en plus de toutes autres peines, le tribunal peut
ordonner aux personnes déclarées coupables de
verser une indemnité ou de faire restitution en
conséquence aux victimes.
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Nouveaux pouvoirs accordés au personnel chargé du contrôle des animaux
- En vertu des modifications de la LRPC, les agents de
police, les agents spéciaux, les agents des premières
nations, les membres auxiliaires d'un corps de police, les
agents municipaux d'exécution de la loi ainsi que les
inspecteurs et les agents visés par la Loi sur la Société de protection des animaux de
l'Ontario sont tous désignés comme agents de
la paix aux fins de l'exécution de la LRPC.
- Les agents de la paix désignés pourront obtenir
un mandat de saisie visant un chien, lorsqu'il n'est pas
souhaitable, dans l'intérêt de la sécurité
publique, que le chien se trouve dans cet endroit.
- Dans des situations d'urgence, les agents de la paix
désignés auront le droit d'entrer sans mandat. Les
situations d'urgence incluent celles où il existe des
motifs raisonnables de croire que l'entrée sans mandat est
nécessaire pour éviter des lésions corporelles
ou une mort imminentes à une personne ou à un animal
domestique.
- Des dispositions traitent également de la saisie dans
des lieux publics.
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Fourrières municipales
- La définition de fourrière pour l'application de
la LRPC et de la Loi sur les animaux
destinés à la recherche (LADR) sera la
suivante : « Local destiné à la garde,
à l'entretien ou à la disposition des chiens et des
chats mis en fourrière conformément à un
règlement municipal. Sont exclus les locaux, ou une partie
de ceux-ci, qui ne sont pas utilisés par une personne ou
un groupement de personnes, y compris la Société de
protection des animaux de l'Ontario et ses filiales, à des
fins de garde, d'entretien ou de disposition des chiens et des
chats mis en fourrière. »
- Les fourrières pourront garder et placer en adoption
n'importe quel nombre de pit-bulls réglementés pour
autant qu'elles respectent les dispositions de la LRPC et de
tous les règlements.
- Les refuges pour animaux et autres établissements qui
ne sont pas des
fourrières sont assujettis aux mêmes exigences que
tout autre propriétaire de pit-bulls. Ils seront
autorisés à posséder, acquérir ou
transférer des pit-bulls réglementés dans les
conditions prévues par la loi.
- Les fourrières et les services de recherche
enregistrés conformément à la LADR seront
légalement les seuls à être autorisés
à avoir en leur possession ou à acquérir des
pit-bulls visés par l'interdiction.
- Les modifications de la LADR prévoient des
dispositions concernant le traitement de ces pit-bulls
(c'est-à-dire de pit-bulls non réglementés), y
compris leur transfert à l'extérieur de
l'Ontario.
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Foire aux questions
1. Maintenant que les modifications ont force de
loi, dois-je envoyer mon pit-bull à l'extérieur de
l'Ontario ou le faire euthanasier?
Non. Les propriétaires de pit-bulls peuvent les
garder, sous réserve de respecter les exigences de la
nouvelle législation et de tout règlement connexe. La
nouvelle législation entrera en vigueur le 29 août
2005.
2. Mon chien est-il un pit-bull?
Aux termes des modifications à la LRPC, un
pit-bull s'entend des chiens suivants :
- le pit-bull terrier;
- le Staffordshire-bull terrier;
- le Staffordshire-terrier américain;
- le pit-bull terrier américain;
- tout chien dont l'apparence et les caractéristiques
physiques sont essentiellement semblables à celles des
chiens mentionnés ci-dessus.
3. Qui décide si un chien est ou non un
pit-bull?
Aux termes des modifications, dans toute instance en
vertu de la partie IX, il incombe au propriétaire du chien
de prouver que celui-ci n'est pas un pit-bull.
Par ailleurs, les modifications stipulent que dans une poursuite
pour une infraction, il appartient au poursuivant de prouver le
bien-fondé de sa cause hors de tout doute raisonnable et
que, en l'absence de preuve contraire, un certificat signé
par un vétérinaire attestant que le chien est un
pit-bull est recevable en preuve.
Les instances relevant de la partie IX et les poursuites pour une
infraction sont instruites par la Cour de justice de
l'Ontario.
4. De quels documents devrais-je me munir lorsque je
dois voyager avec mon pit-bull?
Les modifications ne traitent pas de la
documentation douanière requise pour l'expédition de
chiens au Canada en provenance de l'étranger ou de chiens en
transit et destinés à d'autres pays. La
législation interdit les pit-bulls et leur importation en
Ontario. Il appartient au propriétaire de prouver qu'un
pit-bull n'est pas importé en Ontario en contravention
à l'interdiction.
5. Que se passe-t-il si je ne fais que traverser
l'Ontario avec mon pit-bull?
Vous contreviendriez à la loi s'il est
prouvé que vous avez importé un pit-bull dans la
province. Votre pit-bull pourrait être saisi et vous
pourriez être passible d'une amende, d'un emprisonnement ou
de ces deux sanctions. Veuillez noter qu'il existe des exceptions
pour les personnes qui résident en Ontario et quittent la
province pendant moins de trois mois. Des exceptions
limitées sont également prévues pour les personnes
qui viennent en Ontario en vue de participer à une
exposition canine reconnue ou à un tournoi de flyball
reconnu.
6. Suis-je tenu de museler mon pit-bull et de le
maintenir en laisse?
Les règlements stipulent que le
propriétaire d'un pit-bull doit respecter les exigences
relatives au port d'une muselière et d'une laisse, d'ici au
28 octobre 2005. Les règlements municipaux peuvent imposer
le respect de cette exigence d'ici au 28 octobre 2005. Pour de
plus amples renseignements, adressez-vous à votre
municipalité locale.
7. Que dois-je faire si je veux porter plainte
contre un chien? À qui dois-je m'adresser?
Les municipalités sont responsables du
contrôle des animaux. En règle générale, vous
devriez donc vous adresser au bureau local de contrôle des
animaux ou au bureau d'exécution des règlements
municipaux en rapport avec le contrôle des animaux. En cas
d'urgence, adressez-vous à la police.
Veuillez noter qu'après le 28 octobre 2005, les personnes
qui étaient déjà propriétaires de pit-bulls
devront les faire stériliser et devront veiller à les
maintenir en laisse et muselés lorsqu'ils les emmènent
en public.
8. Dois-je faire enregistrer mon pit-bull?
Comme le contrôle des animaux relève de la
compétence des municipalités, il n'existe pas de
système provincial d'enregistrement des chiens. Vous devriez
faire enregistrer et immatriculer votre chien conformément
aux exigences locales en vigueur dans votre
municipalité.
9. Les gens me harcèlent quand je me
promène en public avec mon pit-bull. Que dois-je faire?
Dans les modifications apportées à la
LRPC, le gouvernement de l'Ontario vise à améliorer la
sécurité de toute la population de l'Ontario. Le fait
que le gouvernement ait choisi d'interdire les pit-bulls ne
justifie nullement le harcèlement des propriétaires de
pit-bulls ou la cruauté envers ces animaux. Les
propriétaires de pit-bulls sont autorisés à garder
leurs chiens et à faire des marches avec eux dans des lieux
publics, à condition de respecter la loi, comme tout autre
personne possédant un chien. Néanmoins, à partir
du 28 octobre 2005, les propriétaires de pit-bulls devront
respecter certaines exigences lorsqu'ils emmèneront leur
chien dans des lieux publics, notamment le maintenir en laisse et
muselé.
Les propriétaires de pit-bulls qui font l'objet de
harcèlement susceptible de constituer un acte criminel ou
qui ont des craintes pour leur propre sécurité
devraient communiquer avec la police.
10. Notre municipalité a déjà une
interdiction visant les pit-bulls (ou envisage d'en adopter une),
sans clause d'antériorité. Les nouvelles modifications
à la loi signifient-elles que les propriétaires de
pit-bulls peuvent venir dans notre collectivité avec leur
chien malgré notre règlement municipal?
Non. Le nouvel article 11 de la LRPC prévoit
qu'en cas d'incompatibilité entre les exigences provinciales
et un règlement municipal, les dispositions les plus
restrictives l'emportent.
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Renseignements additionnels