Au Canada, quiconque est reconnu coupable d'avoir enfreint la loi peut demander à un tribunal d'une instance supérieure d'examiner ce qui s'est passé au procès. Ce processus est l'appel. Un contrevenant peut faire appel de la condamnation et/ou de la peine.
La Couronne peut également faire appel d'un acquittement ou d'une peine, mais, d'une façon générale, le droit d'appel de la Couronne est beaucoup plus restreint que celui du contrevenant.
Le tribunal dépend du type d'acte criminel. Les infractions qui sont généralement punissables de peines moins graves sont appelées des « infractions punissables par voie de déclaration sommaire de culpabilité ». Les appels de ces cas sont portés devant la Cour supérieure de justice et sont entendus par un juge de cette cour dans la collectivité où s'est déroulé le procès.
Les infractions qui sont généralement punissables de peines maximales plus graves, comme le meurtre, sont appelées des « actes criminels », et leur appel est porté devant la Cour d'appel de l'Ontario, qui siège d'habitude à Osgoode Hall, au 130, rue Queen Ouest, à Toronto.
La cour d'appel examinera si le procès s'est déroulé correctement. Par exemple, elle vérifiera si le procès a été juste ou si des erreurs manifestes ont été commises pendant le procès. La cour d'appel peut également examiner ce qui s'est passé pendant le procès pour vérifier s'il y a suffisamment de preuves à l'appui de la condamnation.
La Couronne peut faire appel d'un acquittement, mais son droit d'appel n'est pas aussi étendu que celui de l'accusé. Il est en fait très limité. La Couronne doit démontrer qu'une erreur de droit grave a été commise. Ce peut être le cas lorsque des preuves importantes sont exclues sans raison du procès. La Couronne peut aussi faire appel de la peine, mais ces appels sont très limités, car les cours d'appel n'interviennent généralement pas dans la décision du juge de première instance sur la peine.
Lorsque la cour d'appel est saisie d'une demande de révision de la peine, elle vérifie si la peine est juste ou non. La cour d'appel examine la nature de l'acte criminel, l'impact de cet acte sur la victime, les antécédents du contrevenant et les peines imposées dans des cas semblables.
Une fois que les transcriptions du procès sont disponibles, que le dossier d'appel et que le mémoire ont été préparés, la cour d'appel fixe une date pour entendre l'appel. La cour d'appel entendra les observations orales de l'appelant et de l'intimé. C'est ce qu'on appelle une audience.
La durée d'attente varie d'un cas à l'autre. La cour d'appel doit être en possession des transcriptions du procès, d'un compte-rendu de ce qui s'est passé au procès et du dossier d'appel. L'appelant et l'intimé doivent également déposer des observations écrites sur les preuves et le droit. Dans des cas rares, des enquêtes de police plus approfondies peuvent être nécessaires si des preuves nouvelles sont invoquées.
N'importe qui peut assister aux audiences d'appel, y compris les victimes d'actes criminels et leurs familles. Les victimes peuvent se faire accompagner par un ami ou un membre de la famille pour se faire soutenir moralement.
Dans le cas d'un appel de l'avocat, le contrevenant qui est en détention n'assiste généralement pas à l'appel. Dans le cas d'un appel du détenu, le contrevenant assiste généralement et fait sa propre plaidoirie.
La peine d'emprisonnement se poursuit même si le contrevenant fait appel de la condamnation ou de la peine. Cependant, le contrevenant peut demander d'être relâché jusqu'à l'audition de l'appel. S'il est relâché sous caution, il sera assujetti à des conditions imposées par le tribunal, comme par exemple l'interdiction de tout contact avec la victime. Le contrevenant peut être tenu de retourner en prison le jour qui précède l'audience de l'appel.
L'audience est tenue lorsqu'une demande est déposée par un contrevenant qui sera relâché avant l'appel. Si un contrevenant, accusé de lésions ou de traumatismes personnels graves, est relâché, vous en serez avisé soit par le bureau des procureurs de la Couronne qui a poursuivi le cas, soit par la police, soit par les deux.
Le rôle de la cour d'appel n'est pas d'entendre à nouveau le procès. Les témoins ne sont généralement pas convoqués à une audience d'appel et vous n'êtes pas tenu de témoigner. Néanmoins, dans certains cas, la cour d'appel peut tenir compte de preuves nouvelles si elles sont importantes.
Si le juge de première instance a rendu une ordonnance d'interdiction de publication, l'ordonnance s'appliquera également durant tout le processus d'appel.
Le procureur de la Couronne, la police ou le Programme d'aide aux victimes et aux témoins feront de leur mieux pour vous tenir au courant des progrès de l'appel.
Dans le cas d'un appel d'une déclaration sommaire de culpabilité, le bureau local du procureur de la Couronne qui s'est occupé du procès peut également traiter l'appel. Pour des renseignements sur les appels de déclarations sommaires de culpabilité, veuillez communiquer avec le bureau local du procureur de la Couronne qui s'est occupé du procès.
Pour des renseignements sur des appels concernant des actes
criminels, veuillez communiquer avec :
Programme d'aide aux victimes et aux témoins
Ministère du Procureur général
720, rue Bay, 10 e étage
Toronto ON M5G 2K1
416 325-1668
Les services suivants peuvent fournir de plus amples renseignements sur le processus d'appel, le système de justice pénale et d'autres services communautaires pour les victimes d'actes criminels.
Le personnel du programme fournit un soutien moral et des renseignements aux victimes et aux témoins d'actes criminels violents pendant le processus pénal devant les tribunaux. Pour savoir si ce service vous est offert, communiquez avec le Programme d'aide aux victimes et aux témoins, à Toronto, au 416 325-3265.
De l'extérieur de Toronto, vous pouvez appeler la ligne gratuite d'aide aux victimes au 1 888 579-2888, pour trouver le programme local d'aide aux victimes et aux témoins.
Vous obtiendrez des renseignements sur :
La Commission peut fournir des renseignements sur les dates de mise en liberté des contrevenants qui purgent des peines privatives de liberté de deux ans ou plus.

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